MARS THÉÂTRE 16 et 17 mars 2012 au Petit Carré d'Art / Saint-Afffrique (12) 20 au 31 mars 2012 à 20h30 au Théâtre Le Vent des Signes / ToulouseYOU NEED A COACH MY FRIEND de Anne Lefèvre Collaboration artistique Coraline LamaisonAnne Lefèvre, comédienne performeuse Jacky Mérit (éOle), musicien performeurCréation Vidéo Enrico Clarelli Scénographie Jérôme Souillot Cyril Monteil, création lumières Photo Gilles Vidal
Création GROUPE TSH avec le soutien de la Ville de Toulouse Coproduction Théâtre Le Vent des Signes – Le Petit Carré d’Art (St Affrique) en résidence en Janvier/Février/Mars 2012
You nee!d a coach my friend est un poème vivant en brûlant écho avec le monde d’aujourd’hui. Une partition vocale alerte et incisive. Un appel énergique à élargir nos horizons, à respirer plus large.
Le propos Comme toujours, les mêmes questions : Comment être Homme en ce monde? Comment éviter l'aveuglement sous les sunlights du conformisme ? Comment parer à l'abrutissement infligé à petits et grands coups de matraque ?
Comment conserver l'émerveillement ? Le désir de la construction en lieu et place de la déconstruction ? Le désir d’avancées vers toujours plus d’humanité ?
De notre démarche de création… Dans notre exploration d’une autre corporéité du dire, nous cherchons à instaurer, un jeu d’infiltration et d’interpellation entre les êtres, en déchirant le cadre de la théâtralité. Scénographie, son, voix, verbe, musique, danse ont pour désir commun de participer à la construction d’un monde sensible - porteur de sens. Intensité, fragmentation, incartades, ruptures, tension, vibration, bifurcation, malice, aspirations… nourrissent, ici, cette corporéité du dire portée par l’actrice, le musicien et la collaboratrice artistique. Coraline Lamaison - Anne Lefèvre
De l’équipe de création Chacun de nous se voit l'indissociable, l'outil, l'ouvrier… le complémentaire de l'autre dans la mise en architecture de sens - alchimie collective ! Cette création-performance, initiée et revendiquée par les membres de ce collectif d'artistes, ambitionne le décloisonnement des genres du "dire", des genres créatifs, cette volonté de renouveler l'espace de création contemporaine, de s'engager dans un dynamisme d'échanges et d'inscrire - dans notre temps - celui d'une culture plurielle dont les modalités changent sans cesse. Nous œuvrons, portés par notre conviction politico-poético-artistique, à une réflexion permanente sur le statut de la création d'aujourd'hui dans notre souci d’une adresse au monde d’aujourd’hui. Pour que cette pluralité de nos écritures (musique / images / verbe / corps) entrent au service d’un vouloir dire en commun, nous procédons d’une création libre où chaque discipline artistique est convoquée à part entière. Croire que l’acte de création dans le monde contemporain doit agir - par-delà les forces poétiques et sensorielles - comme le levier d’une activation de l’esprit dans sa capacité à structurer le réel est au cœur de notre geste artistique ! Enrico Clarelli - Coraline Lamaison - Anne Lefèvre - Jacky Mérit - Cyril Monteil
EXTRAIT #1 Un jour, une spectatrice m’a dit : ça m’énerve, ça me dérange quand je viens à un spectacle, je veux qu’on me donne des réponses, toi, tu ne donnes jamais de réponses. Comprenons-nous bien : je ne donne pas de réponses, je ne donne pas de réponses, je ne donne pas de solutions, je pose des questions. Je me pose des questions. J’écris pas des pièces de théâtre. Je mets en pièces. Coups de gueule. Coups de bambous. Coups de fouets. Coups de sang. Coups de boule. Coups de gong. Appels à vivre, quoi ! Tu me parles ou pas ? Tu m’ensemences ou pas ? Tu me vitalises ou pas ? Tu me sors de mes rails, tu me réactives ou pas ?
EXTRAIT #2 J’accroche pas. Je m’ennuie. Je m’ennuie dans les garden-parties les cocktails les vernissages aux premières au syndicat à la montagne à la mer à la piscine à la maison dans ta maison. Je m’ennuie partout. Les romans m’ennuient. J’aime pas les histoires, j’aime pas les anecdotes, débuts, fins et compagnies. J’aime pas les dîners presque parfaits. J’aime… rire. Au fond, je suis joyeuse. Mais faut que ça parle. Faut que ça me parle. Que ça m’éventre et me transporte. Que ça m’engrosse et me transcende. Comme quand je te vois. Comme quand tu es là.
Au fond, je suis joyeuse. On ferait le rêve. On jouerait qu’on gâcherait plus. On jouerait qu’on serait tout le temps à fond… intense. On jouerait qu’on vivrait. Et ça marcherait.
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