NOVEMBRE INSOLITE MUSIQUE-MOTS Vendredi 18 et Samedi 19 à 18h30 Maladie de Tanguy Viel Performance Musique Improvisée / Lecture Agitée avec Anne Lefèvre comédienne-performeuse Heddy Boubaker musicien improvisateur (dispositif électroacoustique et basse électrique) Création Théâtre Le Vent des Signes avec le soutien de la Ville de Toulouse - Editions Inventaire Invention
55 minutes en compagnie d’un homme en besoin extrême de vivre et en incapacité extrême à supporter le quotidien. 55 minutes d’humour tendu!
EXTRAIT [Et maintenant, je ne possède plus rien. Quelque livres, oui parce qu’il faut. Quelques médicaments parce qu’il faut et un fusil pour le cas où. Une grande réserve de fléchettes, des murs blancs et une carte de France. Pas d’ordinateur, pas de téléphone, pas de montre. Plus de miroir, j’insiste. Une nouvelle vie s’annonce]
à propos de Tanguy Viel Tanguy Viel est un jeune romancier de 38 ans. Il a publié son premier roman à l’âge de 24, aux éditions de Minuit. C’était un thriller à base de jazz, d'amitié et de drogue : « Le black note ». Beaucoup d’autres ont suivi : « Cinéma » qui raconte la vie d’un homme dont la vie ne tient qu’à un film, « Insoupçonnable », récit d’une fraternité trompeuse, d’une machination criminelle scellée dans le sable, non loin de la mer, « L’absolue perfection du crime » : histoire du hold up raté d’un casino et « Paris-Brest » un roman familial mi fiction mi autobiographie qui est aussi une peinture acerbe de la petite bourgeoisie de province… Et puis il y a ce texte court : « Maladie », paru aux éditions Inventaire-Invention, « pôle multimédia de création littéraire », un monologue de 34 pages dans lequel le narrateur tente de circonscrire une mystérieuse maladie dont il est la proie. Ecrit à la première personne, le texte renvoie à un personnage obsessionnel, phagocité par une mystérieuse et sournoise affection qui n’a pas de nom et qu’il baptise « Hide » parce qu’elle avance cachée. Elle lui empoisonne la vie, le dépossède de lui-même, aliène son moi. Elle l’oblige à fuir sans cesse dans l’espoir de la semer, elle se cache aux yeux des médecins qui la nient pour mieux revenir en force, le seuil du cabinet franchi. La prose est parfaite, le style est virtuose et teinté d’humour, la métaphore est filée jusqu’au bout : la dépossession de soi, avec une verve et une maîtrise absolues dans la logique délirante.
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