Accueil en résidence >15 avril au 6 mai Création jeudi 10 et vendredi 11 mai à 20h au Théâtre Sorano / Toulouse Jardin d'incendie - Al Berto CONCERT POÉTIQUE imaginé à partir de l’œuvre d’AL BERTO Conception et mise en scène Sébastien BOURNAC Avec Régis GOUDOT (corps et voix) et Tom A. REBOUL (musique) Mise en lumière Philippe FERREIRA - Costumes Noémie LE TILY Production Cie Tabula Rasa*. Coproduction Scène Nationale d’Albi. Soutiens Théâtre Sorano - Jules Julien ; Théâtre Le Vent des Signes. La compagnie Tabula Rasa est conventionnée par la Ville de Toulouse et le Conseil Régional Midi-Pyrénées.
CONCERT POÉTIQUE Imaginé à partir de l’œuvre d’AL BERTOTraduction du portugais : Michel CHANDEIGNE et Jean-Pierre LÉGERLes poèmes d’Al Berto sont extraits de trois recueils : Salsugem, Trois Lettres de la Mémoire des Indes et Jardin d’Incendie. Ils sont édités aux Éditions de l’Escampette.La poésie est une fièvre du langage, et derrière les mots, il y a toujours à deviner un corps dont la température s’est subitement élevée. La fièvre poétique transcrit sur la page blanche sismographe les incendies de l’ÊTRE. C’est précisément ces traces de flammes intérieures sur le corps de l’être écrivant que nous voulons rendre à la scène.Fièvre de l’absence, du manque et de la solitude ; fièvre des grands départs, fièvre de la perte carnivore sur les sentiers de la nuit, fièvre encore de la destruction du monde en soi… Avec le poète portugais Al Berto, comme dit la chanson, « Ça y est, le grand incendie / Y’a le feu partout, emergency / … Implosion, explosion… / Wanadoo / Do wap a doo / I wanna, I wanna, wanna go with you »?.« Voici le monde féérique des blessures incurables » ! Excès d’exhibitions avant un lent acheminement vers le silence quand le monde ne peut plus être chanté. Il ne s’agit surtout pas ici d’une anthologie des « plus beaux poèmes » de l’auteur. Pour cet objet théâtral insolite en forme de concert poétique (entre rock et saudade), les compagnons Régis Goudot au micro et Tom A. Reboul à la guitare traversent trois poèmes-fièvres d’Al Berto : Douze demeures de silence, La lettre de la fleur du soleil et Mort de Rimbaud. Et, dans cette cérémonie intime du DIRE poétique, « jardin d’incendies » fantasmé intensément, scénographié sobrement, carnographié puissamment, ce qui s’entend fiévreusement - comme une malédiction, c’est le sentiment de faire partie du monde depuis la nuit des temps et d’être condamné à s’y chercher éternellement. Il est très rarement aisé d’être vivant ! Et pour finir, ceci aussi en partage avec le poète, mon semblable, mon frère : regarder la vie comme si le monde allait s’effondrer dans quelques instants.Sébastien Bournac* Traduction du portugais : Michel CHANDEIGNE et Jean-Pierre LÉGERLes poèmes d’Al Berto sont extraits de trois recueils : Salsugem, Trois Lettres de la Mémoire des Indes et Jardin d’Incendie. Ils sont édités aux Éditions de l’Escampette.** Le Groupe Cahors – Fondation MAEC participe depuis 2005 au développement des projets de la compagnie Tabula Rasa.*** La Cie Tabula Rasa a été en résidence pendant 3 semaines au Théâtre Le Vent des SignesInfos pratiques
Création les jeudi 10 et vendredi 11 mai à 20h au Théâtre Sorano / Toulouse
Réservations05 81 917 919 ou
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Contact compagnie Tabula Rasa : Améla ALIHODZIC07 60 40 04 72 ou
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www.tabula-rasa.frDans ce recueil, un diamant noir, Mort de Rimbaud. Quand il écrit ce dernier long texte mi-poème mi-prose, Al Berto est convaincu qu’il n’existe plus de mots assez forts pour rendre la terreur à laquelle il fait face : la maladie, la mort...
En dialogue avec Rimbaud (mais pas seulement), et surtout avec lui-même, Al Berto raconte sa réalité après tous les excès d’exhibition, après les expériences maudites et après les grands voyages d’où on ne revient pas. Il appréhende un présent douloureux et chemine vers un dépouillement intérieur dans une grande épure de mots. Ce qui est sublime, c’est qu’on a le sentiment de lire un poème d’après la poésie, quand le monde dans lequel vit le poète « ne peut déjà plus être chanté ». Comme dans la grande tragédie, tout oscille entre l’apocalypse et le silence, entre le corps et la perte du corps, entre l’exaltation vitale du chanteur rock et la saudade. Sébastien Bournac
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