Quatre sacrés gaillards - 3 garçons et 1 fille - obsédés par la rage d’être jouent à la torture. Juste pour rire… pour passer le temps.
Juste pour se sentir exister à tout prix. Corps en émois, quasi en implosion. Arcs tendus par-dessus l’abîme. Rythme effréné.
J’ai mal. Je suis mal. Donc je cogne.
J’ai mal. Je suis mal. Donc je décrète que je suis le roi et que tu es ma chose.
Tentatives tous azimuts pour pallier, illusoirement, le temps d’un jeu, la panique d’exister, le déficit d’estime de soi.
Menée tambour battant par Anne Lefèvre avec force humour et dérision… une création servie par un quatuor inattendu et déchaîné.
Un appel à la bifurcation toujours possible.
On y rit de ce rire où la frontière entre les larmes et le rire est difficile à tracer. Une boule dans la gorge et le sourire aux lèvres. On y rit de soi. On y rit de ce rire de résistance cher à Elias Sanbar et au metteur en scène : ce rire de foi dans la vie et dans un avenir meilleur.
On a peur aussi. On a peur comme on rit de soi. Eux et nous à portée de mains. Si près. Corps en bagarres. Coups en cascades. Claques au vent. Corps en chutes et en rebonds. Complicités d’enfants en mal d’être. Tendresse embusquée sous le fatras des désordres.
Des vies qui se cherchent à haute tension!