Session de recherche
Ça dépasse ça déborde tout ça s’inscrit dans des interstices.
Joan Cambon et moi sommes en exploration d’une nouvelle matière poétique, au croisement de plusieurs langues.
Objectif ? Un live textes / musique, lecture / création sonore.
Nous vous invitons au partage d’une étape de travail, ce Jeudi 4 Juin / 14h30, à Le Vent des Signes.
Vos retours nous seront précieux.
Le texte est non-narratif. Nous explorons, ces jours, quelque chose de radical où, pourtant, l’abstrait nous semble déclencher du sacrément concret. Où chacun·e construira intimement sa propre narration au fil du voyage.
Nous travaillons à une écriture de plateau organique.
Nous vous invitons à faire un bout de voyage avec nous. 20 à 30 mn de traversée puis on discute.
Au plaisir de vous accueillir,
Anne Lefèvre & Joan Cambon
Extrait de texte
« Et si en ce monde à fleur de peau, bourré à craquer d’artifices-poisons, on renouait avec des gestes à portée de mains ?
Et si on s’enivrait de rires et d’amitié d’un bout de trottoir à l’autre, d’une maison à l’autre, d’un arbre à l’autre ?
Franchement, quand tu vois le monde de faux-semblants dans lequel on vit.
Si on foutait en l’air nos croyances de masse, instables comme la météo, un jour brûlant, l’autre glacial, un jour oui, demain non ?
Ras le bol des modes toxiques – tous pareils, au pas et en silence, pecs sortis, ventre rentrés, fesses bombées, rides gommées ?
C’est une forêt d’humains qui appelle. Il a raison… finalement, une plante si on ne l’embête pas trop, ça devient un arbre. »
Entrée libre.
Anne Lefèvre performance
Joan Cambon création sonore & performance
Loran Chourrau vidéo
Nicolas Sentenac régie générale
Louis Gry administration
Production Le Vent des Signes
Anne Lefèvre metteuse en scène, actrice, autrice, directrice de l’espace Le Vent des Signes
Anne Lefèvre a quelque chose de Brigitte Fontaine. Un engagement insaisissable qui rend les femmes libres. Sensible, volubile, intense, généreuse, Anne Lefèvre ne prend pas le micro pour chanter mais pour parler de nous. De nos craintes, de nos doutes, de nos espoirs secrets ou encore de notre volonté enfouie de changer le monde, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie…
Jean-Luc Martinez La Dépêche du Midi /Toulouse
A 29 ans, elle vérifie qu’elle doit être comédienne, ce métier qui l’interroge depuis toujours. Reçue au Conservatoire de Bordeaux, elle rencontre son premier maître : Gérard Laurent. Œil laser. Accompagnateur de choix. A Paris, ses deux maîtres suivants Melinda Mariass et Blanche Salant ont cette même exigence, efficace cadeau d’accompagnement vers l’unique de soi et la responsabilité. Trois maîtres convaincus que ces métiers d’art procèdent de 5% de talent et de 95% de transpiration.
Son parcours de théâtre est fondé sur une intranquillité foncière : ce monde, comment y participer sans y rajouter de l’abîme ? Comment générer de la construction en lieu et place de la déconstruction ?
Deux fois Coup de pouce au Off à Avignon, elle tourne sur le territoire français puis fonde, à Toulouse, Le Vent des Signes, lieu de fabrique où se croisent des artistes soucieux d’interroger le monde d’aujourd’hui à travers des formes contemporaines hybrides et performatives.
Maîtres-mots à son écriture et à ses mises en œuvre : libre arbitre et responsabilité individuelle. Convocation du vivant.
Dit autrement… Anne Lefèvre auteure (textes performatifs), actrice-performeuse, directrice théâtre Le Vent des Signes pratique le questionnement du monde dans des langues d’aujourd’hui, en complicité avec des artistes soucieux de pointer des pistes de bifurcations vitales – de quoi renouer avec le désir. Charles Robinson, Emmanuel Adely, François Donato, Matthieu Guillin, Didier Aschour, Sandrine Maisonneuve, Nathalie Fillion, Philippe Malone, Sébastien Bournac, Joan Cambon…
Sa démarche artistique est avant tout un process où le cœur du poème se donne à voir et entendre dans des écritures de plateau ancrées dans des exigences performatives et pluridisciplinaires portées par des acteurs, artistes, écrivains, musiciens, danseurs, vidéastes… tous entiers engagés dans la convocation du vivant. Le texte en est un élément constitutif indéniable mais pas le seul. Le mouvement, la danse, la vidéo, le son, la musique, l’instant, la surprise incarnée et palpitante, le soin que l’acte apporte en sont tout autant essentiels.
Il s’agit de construire avec. Dans un rapport sensible à soi et à l’autre. Dans un rapport attentif et lucide au manifeste et à l’invisible. Dans la convocation d’un libre arbitre individuel consubstantiel de ce qu’est le vivant.
Écritures et performances
Soudain un île 2025
Territoires d’Outre-Vie 2023 > 2027
Même si ça brûle (réécriture & variation sur 3 espaces interconnectés), 2024 – 2025
Même si ça brûle (version duo | performance texte / electrolive), 2022
Même si ça brûle (version solo), 2019
Nasty days, 2018
Ça sent qu’on est au bord, 2017
Je dirai qu’il est trop tard quand je serai mort.e, 2016
Et toi ?, 2015
J’ai apporté mes gravats à la déchetterie, 2013
Joan Cambon est musicien, producteur et ingénieur son.
Il crée de nombreuses bandes son pour le théâtre et la danse contemporaine (Pierre Rigal, Laurent Pelly, Aurélien Bory, Galin Stoev).
En 2000, il fonde le groupe Arca avec Sylvain Chauveau dans lequel on le retrouve à la basse, à la programmation, au clavier, à la guitare et à la production. Arca a produit trois albums dont la diffusion et la reconnaissance médiatique dépassent vite les frontières de l’Hexagone, grâce notamment aux tournées en Europe (Belgique, Italie, Espagne…). Arca collabore avec Pierre Rigal pour la musique et ses spectacles Érection et Arrêts de jeu.
Joan s’illustre également en tant qu’ingénieur son auprès de plusieurs artistes en concert et en studio (Sylvain Chauveau, Punish yourself, My favourite dentist is dead…), mais aussi pour Radio France ou pour des vidéos de compagnies.
Loran Chourrau Anne Lefèvre Rémi Tournier
Gratuit


