création 2022
Le Vent des Signes
Performance Live electronic / voix
Matthieu Guillin | Loïc Varanguien de Villepin

Oral scores

En m’inspirant de l’esthétique relationnelle, j’ai demandé à Loïc Varanguien de Villepin de me chanter des chansons qu’il aime, de celles qui le gênent, de celles qu’on n’avoue pas, des fragments de celles liées aux premiers plaisirs vibratoires éprouvés pendant l’adolescence, et plus tard…
Il les enregistre sur son téléphone et me les envoie au gré de sa mémoire.
Je m’empare de ses chants chargés d’affect pour les déconstruire à la syllabe près.
Je compose ensuite une partition orale aux univers sonores distincts des sons originaux préalablement traités – sans perdre, pour autant, leur charge d’affect initiale.
Une partition orale que Loïc Varanguien de Villepin devra réapprendre par cœur.

S’ensuit l’étape de la composition électronique dont l’objet est de créer un écart poétique avec la voix.
Dans cette pièce, les corps/gestes des interprètes sont partie intégrante de l’écriture ; ils en sont matière et textures.

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DISTRIBUTION

Matthieu Guillin compositeur & live electronic
Loïc Varanguien de Villepin performeur vocal

Production Le Vent des Signes
Avec le soutien de SACEM/MINISTERE DE LA CULTURE, DRAC Occitanie, Ville de Toulouse, Conseil Départemental de la Haute-Garonne, éOle, GMEA – Centre National de Création Musicale d’Albi-Tarn

BIOGRAPHIE

Matthieu Guillin partage son travail entre la composition pour le spectacle vivant, la composition acousmatique, l’improvisation et la performance sonore.

Il nourrit son travail en puisant aussi bien dans les sciences humaines comme l’anthropologie ou la philosophie que dans l’hybridation de sa pratique avec d’autres champs artistiques.

Il utilise un système d’écriture propre à l’électro-acoustique, un système qui lui permet de traiter la musique à la manière d’un plasticien qui mettrait en rapport des espaces, des couleurs, des situations, des distorsions perceptives trop complexes à composer dans une notation traditionnelle.

Il développe un système de partition orale à l’adresse des interprètes avec qui il travaille, en vue de la recherche de nouvelles circulations de l’intention musicale.

Si dans nombre de dispositifs électroniques, la corporéité du musicien est très peu sollicitée (euphémisme), Matthieu Guillin, en revanche, construit des dispositifs sonores qui engagent le sens du toucher du musicien.
Chacun de ses projets s’ancre dans une recherche de dé-programmation de nos d’habitudes d’écoutes afin de tenter d’augmenter nos facultés à percevoir le divers et l’étrange singulier.
Sa démarche compositionnelle est portée par la volonté de faire cohabiter des sons qui, d’ordinaire, n’ont rien à faire ensemble.
À la recherche d’une sémantique que l’on pourrait appeler poly-phusis.

Il collabore avec Pierre Jodlowski depuis 2017,

infos
CRÉDITS

Loran Chourrau