Littérature, Musique, Performance
Le Vent des Signes
FILM
Réalisation Loran Chourrau

Atelier de Fabrique Artistique

Le mot de Charles Robinson
« Plusieurs particularités me semblent à souligner dans le dispositif de résidence du Vent des Signes.

La première est que Anne Lefèvre, artiste tout autant que directrice, n’invite pas des « projets » mais des « écritures ».
Plutôt qu’un appel à projets, ici, les invitations naissent à partir d’un travail de défrichage des écritures contemporaines et de la reconnaissance d’écritures identifiées comme consistantes et désirables (donc, pas à partir d’un « dossier », avec sa logique de sujets, d’arguments et de pitch).
Ainsi, être en résidence, c’est ouvrir un espace de discussions, qui vont se prolonger durant tout le temps de présence, grâce aux nombreux moments informels ménagés par la réelle politique de l’hospitalité mise en œuvre dans le lieu (personnalisée, respectueuse de l’intimité et des désirs de chaque artiste invité).

Dans la logique de ce premier point, autre particularité, les discussions font émerger des possibles en cours de résidence. C’est dans la discussion continue, à partir des matières pratiquées concrètement, qu’émergent des idées, et donc des actions qui viennent compléter et enrichir les écritures accueillies (production de créations, rencontres, temps partagés, ouvertures de plateau, actions culturelles, micro-éditions, etc.) »

Le mot de Milène Tournier
« Une résidence c’est, je crois, un lieu, une personne, des murs et beaucoup d’âme, qu’on ne nommera pas âme, pour ne pas trop la tasser ou la briser, on dira plutôt l’air, le bon air, le suffisamment, ici, d’air. Du feutré et du caractère, en même temps. Une présence infiniment discrète, mais qui peut s’avérer puissamment accompagnante, secrètement cruciale.
Et c’est bien je crois cette force qu’a Anne Lefèvre, d’accompagner une œuvre par son bord le plus lointain, un mot un matin, si voilà on se croise au café, mais dans cette concision souvent toucher quelque chose, une justesse, au moins celle d’une question. Sans jamais dérober l’obsession de l’écriture elle permet quelquefois et seulement si nécessaire, de la nommer.

Sinon, l’antre longue du petit appartement, le bureau bordé de bibliothèque où piocher un roman de Charles Robinson, où feuilleter un essai sur « la rencontre », le patio de la courette, et de l’autre côté, possible, à disposition, la scène du Vent des Signes. Comme une page noire. Si soudain l’on voudrait autre chose que le blanc d’une page. Trouver la clarté dans et depuis l’espace protéiforme du Vent des Signes, ring ou scène de Nô. »

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DISTRIBUTION

Réalisation Loran Chourrau
Anne Lefèvre aide au montage

Avec Charles Robinson, François Donato, Valérian Guillaume, Milène Tournier, Philippe Malone, Mathilde Meert, Eric Sarner, Manon Gineste, Blanche Cluzet…

Production  Le Vent des Signes Avec le soutien de DRAC Occitanie, Ville de Toulouse, Toulouse Métropole, Conseil départemental de la Haute-Garonne, Région Occitanie,

CRÉDITS

Réalisation Loran Chourrau